2025 - Bilan d'une année de roller coaster
#24 - Je suis sortie des ronces et ça fait du bien !
Nous sommes le 4 janvier et demain, la vie reprends son cours normal.
J’ai profité de ces quatre jours de repos pour faire du tri dans mes images, réfléchir sur la communications de mes offres de shiatsu en cabinet et en entreprise et puis comme chaque année, j’ai passé en revue chaque décision et temps fort de l’année écoulée.
Et c’était pas si mal.
J’ai commencé l’année 2025 les fesses dans les ronces, angoissée par mon avenir. Je l’ai terminé avec la certitude d’en être sortie et de bientôt en manger les mûres.
Faire cette introspection m’a aussi donné le cap pour 2026.
C’était latent depuis quelques mois et à la relecture de The Surrender Experiment de Mickael A. Selinger, j’ai sentie cette élan familier quand la vie m’ouvre une porte.
Bonne lecture.
1. Février : Reprise d’un temps partiel
Après plusieurs mois de réflexion, j’ai décidé de rependre un emploi en temps partiel.
J’étais en paix avec ce choix et j’ai mis des filtres drastiques pour trouver une entreprise et un poste qui me nourrissent mentalement et qui respecte l’humain.
J’ai trouvé un emploi simple : assistante polyvalente en contrat de 24h.
Enfin, sur le papier c’est simple. Dans la réalité, je dois faire attention à ne pas me laisser emporter par mon entrain et à remettre le curseur au bon endroit.
Si tu as lu les éditions 22 et 23, tu sais que ces 4 derniers mois n’ont pas été de tout repos.
En les lisant, on pourrait penser que ce job me draine et me freine dans le développement de ma newsletter Ma Pause Slow et de mon activité de shiatsuki.
Oui … et non.
J’y ai retrouvé un équilibre, ma stabilité financière et un environnement où je me sens bien. Je me nourris autant de ma vie de salariée que de celle d’entrepreneure, de thérapeute shiatsuki et de ma vie personnelle.
Ce n’est pourtant pas évident de jongler entre mes 4 calendriers.
Je suis parfois tentée d’arrêter l’un ou l’autre et de revenir à du slow living dans un moule confortable et facile.
Je me remémore alors mon pourquoi :
Transformer la résignation en joie, énergie, lucidité et calme.
2. Février : Pré-incubation à EDLV
En janvier 2025, j’étais sur le point de lâcher. J’étais fatiguée de ne pas savoir aller ni comment développer mon activité.
J’adorais mon métier de thérapeute tout autant que je détestais mon métier d’entrepreneure.
Entrer en pré-incubation m’a redonné du cadre et appris à fixer des objectifs mensuels que je pouvais atteindre. Chaque mois, le responsable du programme m’aidait à faire le point et me galvanisait lors des moments durs.
J’ai petit à petit appris ce qu’est la vie d’une entrepreneure.
3. Avril : Dépistage de l’adénomyose, la fin d’un calvaire
C’est un sujet tabou qui reste dans l’ombre du privé.
Lors des examens médicaux à l’hôpital de la Croix-Rousse à Lyon, j’y ai découvert le mot adénomyose.
C’est une forme d’endométriose interne où l’endomètre s’infiltre en profondeur dans la paroi de l’utérus.
Ce dépistage a été salvateur car cette maladie provoquait des règles hémorragiques.
Une solution rapide s’est imposée : la pose d’un stérilet hormonal.
J’étais triste et profondément frustrée car j’avais arrêté la contraception hormonale 5 ans auparavant pour ne plus en vivre les effets secondaires.
La vie est ainsi faite.
Je me suis résignée.
La pose a été aussi rapide que douloureuse. Elle m’en a tiré des larmes de douleur et d’émotion.
L’équipe a été absolument formidable avec moi. Dans leur rude quotidien de l’hôpital public, ces femmes ont pris le temps de me conseiller, de répondre à mes questions et de me remettre de cette épreuve. Merci à elles ❤️
4. Mai : Disney Studio, plus si fun que ça (ou bien je vieillis mal)
Pour son anniversaire, ma sœur a voulu aller à Disneyland Studio et j’ai accepté en me disant que je n’en avais pas un mauvais souvenir.
Ce fut une journée en demi-teinte. Si j’ai été contente d’avoir passé cette journée avec ma sœur et mon beau-frère, j’ai ressenti une impression de mercantilisme exacerbé.
Tout nous pousse à consommer partout dans le parc et pas seulement dans les boutiques.
Par cette chaude journée de mai, il n’y a même pas de banc pour s’asseoir ni même de quoi se protéger du soleil.
Vous voulez vous poser confortablement : allez dans un des restaurants/cafés du parc.
Il y a peu de point d’eau et ils sont près des toilettes où il faut faire la queue pour remplir sa gourde.
Côté attractions, il y a un point sur lequel tout le monde est unanime : l’attraction roller coaster Aerosmith était bien mieux avant avec la musique qui galvanisait.
Maintenant, c’est Avengers Assemble: Flight Force Marvel. Et pendant les 45 minutes d’attente, l’environnement fait l’angoisse. Ma sœur en a même déclaré forfait avant (et c’est tout à son honneur de s’être écoutée) et j’avais des signes de stress anxieux.
Bref, le “c’était mieux avant” a ici tout sa place.
Sous le coup de l’adrénaline (pour simplifier, c’est l’hormone qui nous donne de l’énergie pour réagir immédiatement face à un danger), nous avons enchaîné avec la Tour de la Terreur.
Une tour de chute accélérée qui vous fait remonter le cœur dans la gorge pendant 5 (très longues) minutes.
Je suis une femme tout terrain. J’ai peur, mais j’y vais quand même.
J’aurais dû passer mon tour.
Au début, je pensais qu’on allait monter et ensuite descendre et je m’étais conditionner à ça. C’est l’inverse qui s’est produit et la Tour de la Terreur a alors révélé tout son sens.
Si dans d’autres attraction on est plaqués au siège ( et ça me rassure toujours un peu), ici la simple ceinture de sécurité n’a pour rôle que de me maintenir à quelques centimètres de l’assise.
Agrippée aux poignées, je luttais pour garder mes fesses collées au banc en activant la cohérence cardiaque à tout va.
Je vivais une horrible expérience tandis qu’à côté de moi, un jeune couple revivait l’attraction pour la 5e fois et s’est même permis de faire un cœur avec les doigts pour la photo finish.
Quelle désinvolture.
Photo finish en mettant des emoji sur les autres.
Ça aurait pu se terminer là et j’aurais pu oblitérer ce moment de ma mémoire.
Que nenni.
J’en ai développé un Stress Post Traumatique pendant quelques mois.
À chaque fois que je prenais l’ascenseur au bureau pour descendre, je ressentais cette peur et je m’accrochais à une barre. J’ai fini par prendre les escaliers pendant 4 mois.
5. Juin : Installation dans notre chez nous
Après deux ans de travaux de rénovation, nous avons enfin emménagé dans notre nouveau chez nous en campagne proche de Lyon.
C’était tout un chamboulement d’habitudes : sorties, courses, déplacements.
Question transport, le village est ravitaillé par les corbeaux. Il n’y a que 2 à 3 bus par heure et il n’y en a plus à partir de 20h30. La gare la plus proche est à 40 minutes à pied de la maison. Alors, j’ai ouvert une enveloppe d’économies pour un vélo électrique.
À moi la liberté (et les 18km quotidiens à vélo).
En contrepartie, on a gagné en confort thermique en été et en calme environnant. On prend le temps d’observer les saisons, de regarder les couchers de soleil et le ciel étoilé en été, de reconnaître les oiseaux et de planifier les plantations du jardin. On se promène aussi plus souvent en forêt et on a des randonnées au bout de notre terrain.
C’est notre petit paradis.
6. Juillet : Fin de mon suivi psychologique
Jeudi 3 juillet, à 15h, j’ai mis fin à mon suivi psychologique.
Trois ans après le burnout et la dépression, je n’avais plus besoin de béquille mentale et je me sentais suffisamment forte pour gérer les crises d’angoisse seule.
À la fin de la séance, j’ai ressenti une grande fierté.
Je me suis récompensée en m’offrant un stylo plume Lamy dans la boutique d’Ollivander Perreyron 1884.
La boutiquière transmet tellement bien sa passion que je pourrais y claquer toute mon épargne.
7. Septembre : Passage du juré du programme Incubateur d’EDLV
Entrer en pré-incubateur, c’était la première étape. Passer les jurés et être admise dans la promotion 2025-2026, s’en était une deuxième et pas des moindre.
Je n’avais jamais préparé de pitch officiel sur Ma Pause Slow, mon business plan et mes objectifs.
C’était intense et désagréable. Le bon côté, c’est que cela m’a préparée à pitcher encore et encore devant des inconnus.
Je passe chaque atelier à apprendre comment développer mon activité et à diminuer mon anxiété avec de la cohérence cardiaque. J’apprends aussi à en faire mon alliée pour mieux vivre les prochaines fois.
À chaque fois que je reviens à la pépinière, j’y retrouve un environnement entrepreneurial où vibre la créativité, l’entraide et l’énergie.
Avoir rejoins ce programme m’a aussi permis de découvrir deux ambition cachée :
Devenir une référente en shiatsu et santé mentale,
Créer ma clinique du shiatsu comme cela se fait au Japon.
8. Octobre : D’étudiante à jurée d’examen de shiatsu
Deux ans après ma certification de spécialiste en shiatsu, je suis passée de l’autre côté.
Je pensais être trop jeune sur la voie du shiatsu pour évaluer une élève. Ma professeure en a pensé autrement et m’a donné ma chance.
Tu verras, c’est une expérience très enrichissante. On a des règles et un barème. Le reste dépendra de ce que tu observeras pendant l’examen.
Cette expérience m’a fait réfléchir sur ce qui différencie une étudiante d’une future praticienne prête à prendre soin de client·e·s.
J’ai aussi renforcé ma conviction de continuer à apprendre et à cheminer sur la voie du shiatsu.
C’est un apprentissage sans fin pavé de remises en question.
L’humilité et la pleine conscience sont au cœur de notre pratique.
Et les mains d’un shiatsuki ne peuvent ressentir le subtil que si l’âme et le corps sont apaisés.
9. Novembre : retour sur les tatamis pour un stage de shiatsu
J’ai continué sur cette lancée avec un stage de shiatsu appliqué au burn out et à la dépression.
C’est le premier stage que je faisais depuis ma certification de spécialiste en shiatsu.
En entrant dans le dojo, j’ai retrouvé plaisir de revenir sur les tatamis et d’approfondir mes connaissance et compétences.
Ce stage était organisée par Barbara Aubry, directrice de l’école l’Art du Toucher à Paris, et animé par Ivan Bel, une référence du shiatsu en Europe.

Les sujets étaient lourds mais nous les avons abordés avec un mix de légèreté et de sérieux propre aux shiatsuki. En gardant l’âme pure et la curiosité d’un enfant, nous ne nous laissons pas happer par la noirceur du thème.
Ce stage était trop court pour me suffire et je me suis promis de refaire d’autres stages d’approfondissement en 2026.
J’en ai trois en vue :
Mars 2026 : le shiatsu pour l’insomnie, l’anxiété, l’angoisse et les 5 fatigues,
Mai 2026 : le travail du bassin, du psoas, diaphragme par le shiatsu,
Juillet 2026 : Stage d’été d’une semaine sur les émotions.
10. Décembre : retour en famille
Chaque année, Noël est synonyme de retrouvailles.
Ce n’est pas une mince affaire car nous sommes toutes et tous éclatés aux 4 coins de la France.
On cherche qui peut nous héberger cette année et à quelle date tout le monde peut venir.
On s’organise pour les transports. Qui vient en covoiturage ? En bus ? En train ? Tu arrives où est à quelle heure ?
On mange (trop), on joue à des jeux de société, on geek, on flâne le soir au marché de Noël.
Pendant quelques jours, on resserre nos liens effilochés par la distance et le temps.
Et pour 2026 : lâcher prise et ouverture
E ce moment, je relis The Surrender Experiment de Michael A. Selinger.
Dans son livre, il raconte comment, après un éveil spirituel, il a lâché prise sur ses préférences personnelles et laissé la vie décider pour lui.
Selon lui, l’essentiel est de s’ouvrir aux opportunités et la chance suivra.
Une fois que vous aurez pris la décision de vous libérer de la personne effrayée qui est en vous, vous remarquerez qu’il existe un moment décisif où votre croissance se produit.
Les Japonais ont un mot pour cela :
Shoshin
Cela se réfère à une attitude d’ouverture et d’enthousiasme envers tout ce que vous rencontrez dans la vie, ainsi qu’à une volonté de mettre de côté vos préjugés et vos attentes.
C’est ce que je nous souhaite pour cette année 2026.
Je nous souhaite d’avoir le courage de mettre de côté nos croyances conflictuelles, de lâcher prise sur nos inquiétudes et de transformer nos désirs mal orientés.
Je nous souhaite de de faire taire notre petite voix intérieure et d’embrasser ce que la vie nous offre.
Je nous souhaite de trouver la liberté et le bonheur perpétuel.
Je nous souhaite une belle année 2026.
Affectueusement 🌱
Emilie ~ Ma Pause Slow
P.S. : Si tu es lyonnais·e, que tu veux te libérer de ta saturation mentale et retrouver ta sérénité, tu peux toujours découvrir mes accompagnements en shiatsu à Lyon ici.





Mais quelle magnifique Newsletter. Merci pour ce partage et ces éléments en toute sincérité.
Je me suis sentie très proche de toi sur plusieurs plans. D'abord, la reprise du temps partiel (parce que je crois que j'en ai envie aussi, mais la vie fait que je me retrouve avec un 32h/semaine dès lundi et ça pique).
Ensuite, sur l'adénomyose et la reprise de la contraception, parce que j'ai ressenti la même chose avant mon opération, quand on m'a demandé de reprendre une pilule. Je t'envoie tout mon soutien pour ce processus et j'espère que ça te soulagera.
Et puis enfin sur tes accomplissements. Je m'apprête à archiver mon agenda 2025, alors que je ne l'ai pas fait depuis le mois de mai. Et j'ai hâte, comme tu l'as fait, de me retrouver devant mes accomplissements. Parce que le sentiment de satisfaction et la positivité/gratitude s'évaporent plus vite que le négatif qui s’imprègne en nous.
Encore merci pour cette Newsletter. Je me réjouis de voir comment tu avanceras en 2026 et je te souhaite beaucoup de douceur, Emilie. ♥